Brèves

Publié le par Arnoul MAFFRE

Nouveau réseau de bus. Le nouveau réseau entre en service ce lundi. Le ticket unité demeure au tarif d'1,30 € mais sa validité est portée d'une heure à 1 heure 15, come annoncé l'été dernier. Attention toutefois à une modification de dernière minute sur le programme initial : la déviation de l'intégralité de la rue Nationale, d'abord prévue pour ce lundi, est reportée à l'été. Les arrêts Anatole-France et Emile-Zola demeurent donc desservis tel qu'actuellement. Ceux qui n'auraient pas encore préparé leurs futurs voyages peuvent se reporter au site www.filbleu.fr.

1er avril. Dans son édition d'aujourd'hui, la NR a utilisé le tramway pour thème du traditionnel "poisson d'avril". Il s'agissait de faire croire aux lecteurs que la Femme Loire, projet de sculpture de l'artiste Michel Audiard, allait s'allonger sur la future station de tram Gare de Tours. Rappelons que cette sculpture doit prendre place sur le site de Rougemont, tandis que la station Gare de Tours est appelée à être accompagnée d'un immeuble de 58 mètres de hauteur dans le cadre du futur PLU.

Arbres. Les 177 arbres du mail arboré du Sanitas vont prochainement être abattus. Les actions militantes continuent sur le site. Organisées par le Codat (Collectif d'Organisation et de Défense des Arbres de Touraine), les manifestations ont notamment consisté à rebaptiser le mail du nom de Jean Royer, ancien maire de Tours décédé la semaine dernière à l'âge de 90 ans. On laissera chacun juger du bon goût de l'initiative.

Visite à Aytré. Les acteurs du projet seront en visite à Aytré (Charente-Maritime) mardi prochain pour découvir en avant-première la maquette échelle 1 du futur tram, qui sera présentée dans un mois au public de la Foire de Tours. Le vrai-faux tramway, réalisé en bois dans les ateliers d'Alstom, arrivera à la fin du mois dans la capitale tourangelle. Ceci expliquant sans doute cela, la Maison du Tram sera fermée ce jour-là jusqu'à 16 h 30.

Pont sur le Cher. Le quart de digue côté rive du Cher, en rive droite, a été réalisée la deuxième quinzaine de mars, après démolition de la culée de l'ancien pont de Vendée. La pile subsistante de l'ancien ouvrage a ainsi pu être rasée. Pendant ce temps, la construction de la pile numéro 3, en rive gauche, continue.

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Hugo 10/04/2011 20:36


Bonsoir Arnoul, je compte 40 mètres de dénivelé entre la place Choiseul (56 mètres) et la place de la Tranchée (96 mètres), la rampe ayant une longueur d'environ 850 mètres, soit une pente moyenne
d'environ 4,7%, si je ne me trompe pas. Un tronçon de la rue des Martyrs, à Joué-lès-Tours, est comme tu le signales un petit peu plus raide, mais il n'y a pas de station en son milieu, et elle est
a fortiori plus courte.
Si ça peut rassurer quelqu'un, les citoyens angevins se posaient la même question, pour la rue de la Roë : rampe de 350 mètres de long, avec une pente moyenne de 5,1%, avec alimentation par le sol.
Les essais menées il y a quelques semaines, avec des rames lestées, se sont déroulés sans le moindre souci, et le tram entre en service dans un peu moins de trois mois.
O considère sinon qu'un tramway à simple motorisation peut grimper jusqu'à 7%. Au-delà, il faut une crémaillère, ou des bogies motorisés. C'est le cas du tramway de Tenerife, aux Canaries,
également fourni par Alstom, où les tramways affrontent sur la ligne 1 un dénivelé de 550 mètres sur une ligne de 12 kilomètres, avec une pente maximale de 8,5%.


Arnoul MAFFRE 10/04/2011 23:16



Merci bien !



PASCAL 07/04/2011 19:44


Bonjour à tous,
Je me pose une petite question auquel quelqu'un pourra peut être me répondre. Je me demande si le tramway aura la capacité de monter la Tranchée, je pense que cela a du être pris en compte mais
quand même??


Arnoul MAFFRE 08/04/2011 21:12



J'espère aussi que cela a été étudié !


J'ai essayé de faire quelques recherches pour vous répondre. Le peu de sources que je trouve donne une rampe maximale de l'ordre de 6% pour un tramway moderne, peut-être 8% sur de courts
tronçons.


L'avenue de la Tranchée mesure 1000 mètres de long. Je n'ai pas réussi à dégoter son gradient, mais il me semble qu'il est constant sur toute la longueur. L'avenue sera parcourue par le tram en
site propre intégral. La "difficulté" consistera pour les rames descendantes à marquer l'arrêt au milieu de la pente, à la bien-nommés station Mi-Côte, et pour les rames montantes à repartir de
cette station.


Il est à supposer que les conducteurs utiliseront allègrement le sablage des rails pour éviter le patinage, notamment s le temps est humide ou si des feuilles mortes mouillés recouvrent les
rails.


A vue de nez, la courte section de la rue des Martyrs empruntée à Joué, dans le prolongement de la montée du Pont-Volant, me semble avoir aussi une pente du même ordre qu'à la Tranchée, sur un
linéaire touteois bien moins important.


Sur la puissance des rames, j'ai en revanche des chiffres beaucoup plus précis et vérifiés. Les rames de 40 mètres de long seront alimentées par 6 moteurs asynchrones (à raison de deux par bogie,
sachant qu'un bogie porteur s'ajoute) de 120 kW chacun. Cette puissance obtenue de 720 kW est la même que les autres tramways Alstom Citadis vendus. L'avenue de la Tranchée n'a donc pas
nécessité, apparemment, la commande d'un matériel aux caractéristiques particulières.


Voilà toutes les informations que j'ai pu recueillir pour tenter de répondre à votre intéressante question. Désolé de ne pas y répondre totalement. En espérant que quelqu'un de mieux informé
puisse ajouter quelque chose.



Alain Beyrand 02/04/2011 18:33


Hé hé, M. Massire, j'ai simplement de la suite dans les idées alors que vous n'en avez guère, vous qui en juillet dernier demandiez à ce que le cèdre de Verdun soit sauvé et à ce que la sauvegarde
des arbres existants soit maximisée, alors que vous vous satisfaites maintenant de l'abattage du cèdre de Verdun et de la minimisation de la sauvegarde des arbres existants. Je trouve que c'est
scabreux. Il est dommage que vous ayez ainsi changé, car votre premier positionnement, tout à fait conforme à l'article 2 de la Charte de l'Environnement, est aussi le nôtre, que nous défendons
parce que nous estimons avoir autant raison maintenant qu'en juillet dernier.

La date de la première pierre du Sanitas : je ne sais pas quelle est votre source, la mienne est le numéro 110 du bulletin municipal Tours-info, ici présent :
http://www.tours.fr//UserFiles/File/Telechargement/BMI_110_WEBbis.pdf mais à 6 jours près, je veux bien prendre votre date.

Que la promenade plantée soit acquise dés 1955, c'est fort possible, je me doutais que c'était antérieur à 1958, ça ne change pas mon propos qui est que Royer a laissé au Sanitas une place pour
l'arbre bien plus importante que son successeur. J'ai pris deux photos cet après-midi, un espace vert Royer (au sud de l'av. De Gaulle, aménagé sur la fin) et un espace vert réaménagé par Germain,
la différence est claire, même si, dans le 2ème cas, les arbres sont jeunes, mais ils ne grandiront guère puisque ce sont des arbustes ou arbrisseaux, certes avec de jolies fleurs. Et plutôt que de
la terre battue et du gazon, on a du béton et des dalles, avec de petits carrés de terre pour les arbustes.

Quant aux attaques extrêmes contre la politique fluviale de Royer, vous avez raison, mais il n'y avait pas les lois environnementales existant aujourd'hui, beaucoup plus rigoureuses. Et même à
propos d'arbres, s'il est vrai qu'il les aimait et était à l'écoute des habitants à ce propos, il n'empêche que c'est lui qui a saccagé le bois de Grandmont. Et je pourrais parler de la plus grosse
catastrophe écologique de notre ville en 1971 avec le passage de l'autoroute. Tout cela, je le sais, il n'empêche qu'il était davantage à l'écoute des habitants que son successeur (il avait même
organisé un vrai référendum pour le pont de pierre) et que c'était un homme rigoureux et intègre qui ne jouait pas avec la loi comme le fait son successeur. Tel est mon avis, qui est donc très
nuancé.

Pour votre dernière question, je ne sais pas combien d'habitants du Sanitas se sont enchaînés aux arbres, je n'étais pas là à ce moment, et, de plus, j'ai l'impression que l'enchaînement que montre
en photo la NR était un leurre parce que le journaliste est arrivé trop tard pour prendre en photo la personne qui en montant dans un arbre a permis d'arrêter les abattages. Je suis loin de savoir
tout ce qui se passe, je ne suis pas du tout le leader de ce mouvement, comme essaye de le faire croire la NR d'aujourd'hui. Par rapport aux évènements d'octobre, où j'étais davantage engagé, des
jeunes ont pris la relève avec une volonté toute neuve et très résolue. Je ne peux bien sûr que les soutenir et quand ils me passent un ruban en bandoulière pour ressembler à un édile, comme
quelques autres personnes, je ne m'y oppose pas. Si ensuite la NR brode en m'isolant et me désignant comme "maire fictif", c'est son problème, pas le mien, je suis conscient que mon engagement
m'expose à de tels désagréments...

Ce qui me gêne bien plus avec la NR, c'est que ce journal présente les faits avec de grands silences, sans parler de la Charte de l'Environnement, sans indiquer les soutiens d'associations
environnementales agréées et sans signaler le véritable but du combat actuel : c'est que le tramway peut passer un peu plus à l'ouest, comme l'avaient suggérés les commissaires enquêteurs, ce qui
permet de sauver la promenade et ses arbres. Si le maire de Tours continue à ne pas l'accepter, je souhaite qu'une action du Président de la République (garant de la Charte de l'Environnement) ou
de la Justice l'y oblige, comme ça s'est passé à Nîmes (cf. message 2).


Hugo Massire 02/04/2011 13:43


Ah, M. Beyrand, toujours la même rengaine, pour ne jamais, jamais avoir à admettre que vous puissiez avoir tort, ou que certains de vos positionnements puissent être un tantinet scabreux.
Pour votre gouverne, la pose de la première pierre du Sanitas est intervenue le 29 juin 1958, et non le 4 juillet, en présence de Michel Debré, alors Garde des Sceaux. Quand au principe de la
promenade plantée, il est acquis dès janvier 1955 ...

Bref, tout cette petite action est d'autant plus délicieuse quand on se souvient des attaques extrêmement violentes qu'avait subi Jean Royer lors de l'aménagement de la Vallée du Cher, du bois de
Grandmont ou de la Gloriette, parfois par les mêmes personnes qui aujourd'hui, à la faveur des tristes circonstances que l'on connait, sont prêtes à retourner leur veste pour l'encenser dans un but
qui n'a - bien évidemment - rien de politique, mais par pur altruisme ... C'est admirable. Mais à nouveau, on laissera chacun juge, le bon goût ne se discute pas.

Au fait, combien d'habitants du Sanitas se sont enchaînés aux arbres ?


Alain Beyrand 02/04/2011 10:34


On laissera chacun juger du bon goût de l'initiative de l'actuel maire qui abat sans vergogne les arbres plantés par ses prédécesseurs sans écouter l'avis des habitants.

Certes on peut dire que la paternité du Sanitas ne revient pas à Jean Royer, mais il est faux de dire que la construction date de 1958, ce n'est que le tout début (1ère pierre le 4 juillet) et les
plans n'en étaient alors que partiels, elle s'est étalée sur 14 ans, jusqu'en 1972. Jean Royer, maire depuis le 15 mars 1959 y a donc largement participé, notamment dans ses aménagements
arborés.

Au delà du Sanitas, il est à noter que c'est aussi lui qui a fait planter 4 beaux cèdres, vers 1967, aux entrées fluviales de la ville, 2 place Anatole France et 2 carrefour de Verdun. Et son,
successeur a le mauvais goût d'en abattre un des quatre (à Verdun), alors qu'il aurait pu être gardé.

De plus Jean Royer avait une intégrité en politique reconnue même par ses adversaires, il y a lieu de croire qu'il n'aurait pas bafoué notre Constitution et sa Charte de l'Environnement en abattant
en centre-ville une allée arborée de 600 mètres de long sur une artère de 56 à 60 mètres de large où le tramway a largement la place de passer à côté.