Débuts musclés pour les travaux du tram

Publié le par Arnoul MAFFRE

Il n'aura fallu qu'une demi journée pour réduire à néant le jet d'eau du Sanitas, qui, rappelons-le, sera reconstitué à quelques mètres de son emplacement initial lors de la réfection de la place Saint-Paul.

 

SP 001

Pelleteuses à l'oeuvre au milieu du rond-point, là où se trouvait le jet d'eau il y a quelques heures encore (PM). Tours, 2 août 2010.

 

SP 002

Il ne reste pas grand-chose de la fontaine (PM). Tours, 2 août 2010.

 

SP 003La circulation n'a pas été interrompue sur le giratoire (PM). Tours, 2 août 2010.

 

SP 004Terre-plein arasé côté ouest du rond-point, sur l'avenue du Général de Gaulle (PM). Tours, 2 août 2010.

 

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Alain Beyrand 03/08/2010 00:59


Je suis d'accord avec vous pour convenir que les faits que j'ai dénoncés à propos des arbres restent anecdotiques eu égard à l'ampleur du projet, et je demande d'ailleurs peu de modifications en
termes de tracé, davantage en tant qu'aménagement environnemental et ce n'est que de l'aménagement.

Mais mon propos portait sur d'autres plans, très mal traités aussi et plus lourds de conséquences. J'ai une bonne connaissance des derniers dossiers qui ont été remis, et ils m'amènent à affirmer
que des faits graves sont dénoncés. Ce n'est que mon appréciation et je n'ai bien sûr pas tous les éléments pour juger pleinement.

Mais de même que le 6 juillet j'estimais que l'enquête serait prolongée, ce qui était tout de même alors très inattendu, j'estime depuis vendredi dernier qu'il y a de bonnes chances que la
Déclaration d'Utilité Publique soit refusée. Surtout si la commission et le préfet agissent de façon neutre, sans pression.

La mairie a tout fait pour que l'enquête publique soit une formalité, et, même une fois finie, elle continue. Cette façon d'agir contraire aux règles et au bon sens n'est que la partie la plus
visible de l'iceberg de l'ensemble de ses méthodes contraires aux règles et au bon sens. Contrairement à l'année dernière, lors de l'enquête préliminaire, où les dépositions étaient peu nombreuses
et assez accessoires, certaines dépositions sont très pointues, très sévères dans l'argumentation, et, surtout, elles sont nombreuses à être cohérentes entre elles, alors qu'elles sont émises par
des personnes d'horizons différents.

L'enquête publique a donné lieu à une prise de conscience, la prolongation de deux semaines y a aidé, d'ailleurs. Logiquement, à travers les dépositions remises, cette prise de conscience va être
transmise aux commissaires-enquêteurs puis au préfet. Logiquement, ils n'arriveront pas à trouver des arguments pour "motiver" contre leur conscience... Alors l'inattendu pourra se produire...


Hugo Massire 02/08/2010 22:35


Bonsoir,

Vous écrivez qu'un certain nombre de faits ont été dénoncés : je ne serais pas aussi affirmatif ... D'autre part, il faut bien voir que le commissaire-enquêteur est appelé à se prononcer sur le
caractère d'utilité publique, c'est-à-dire : est-ce que le bilan coûts/avantages du projet (bâti sur l'ensemble des études d'impact ...) est suffisamment bon pour justifier, d'une part, les
expropriations nécessaires, et d'autre part, l'investissement d'argent public conséquent. Soyons clairs : la question du maintien du cèdre du carrefour de Verdun ou des arbres de l'avenue Maginot
sont des points de détail, ne modifiant en rien les caractéristiques fonctionnelles ou financières du projet. En cela, et c'est la même chose pour le Sanitas, je doute très fortement que le TA
puisse accueillir favorablement toute procédure visant à annuler la DUP en raison de désaccords sur ce point.


Alain Beyrand 02/08/2010 22:19


Je ne vois pas les choses pareillement.

D'abord, le fait que Germain et Borloo s'entendent bien est une chose, mais ça ne permet pas, pour autant, que les choses ne se déroulent pas "à la régulière". Le fait est que les commissaires et
le préfet doivent agir, comme vous le dites, de façon "motivée". Or un certain nombre de faits ont été dénoncés lors de l'enquête et je crois qu'il sera très difficile d'émettre des arguments
motivés à leur encontre (et si ce n'est pas motivé, je crois que ça serait au tribunal administratif de décider, après recours).

Ensuite, vous imaginez mal le SITCAT ne pas répondre à une demande expresse du préfet. Moi je l'imagine bien, car ça serait dans le droite ligne de ce qui se passe depuis deux ans et en ce moment :
on n'écoute personne et on fonce. Depuis le début, la mairie considère l'enquête publique comme une formalité, ce qui se passe en ce moment le confirme et le préfet lui même se trouvera devant les
faits accomplis.

Germain croit peut-être y arriver parce qu'il serait (??) copain-copain avec Borloo et Briand ou pour d'autres raisons (pour agir ainsi, il doit avoir des billes...), ça sera plus dur avec le
tribunal administratif. A trop en faire (et il en fait vraiment de trop), il devient probable qu'il échoue...


Hugo Massire 02/08/2010 21:46


Pour être précis :

Les commissaires-enquêteurs, lors du rendu de leur rapport (qui doit être rendu public) peuvent donner trois types d'avis motivés :
- favorable
- favorable avec réserves
- défavorable.

C'est ensuite au préfet, muni de ces éléments, de se prononcer en signant ou non la déclaration d'utilité publique. On imagine toutefois difficilement le représententant du gouvernement ne pas le
faire, le projet ayant été vivement soutenu par le ministère de M. Borloo.

Comment ensuite est-ce que le projet final peut évoluer en fonction des recommandations des commissaires, ça je ne le sais pas, je manque d'informations à ce sujet (je sais par contre qu'au Mans,
une station a été ajoutée au projet après l'EP). Il me semble que les réserves n'ont pas de caractère coercitif, mais on imagine mal le SITCAT ne pas répondre à une demande expresse du préfet.


Alain Beyrand 02/08/2010 21:34


Ah bon, je ne savais pas qu'une mairie pouvait légalement faire des travaux sans aucune raison. Mais, il y a une raison et c'est le tram. Or la DUP peut exiger des modifications, elle peut même
interdire le projet. Etant donné ce que j'ai lu dans les dépositions à la mairie de Tours, ça m'apparaît possible.

Outre la légalité, c'est pour le moins un risque important de gaspillage d'argent public (directement ou indirectement).

Et c'est un irrespect des règles démocratiques.

Je note tout de même que certains arbres sont ôtés délicatement pour une tentative de replantage, il est vrai qu'ils étaient jeunes... Mais je crains qu'on abatte certains de ceux que j'ai demandés
de garder dans l'enquête publique, notamment place St Paul...